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Memory of body : une installation de Fariba Samsami


Dans la salle Gaudreau, le GRAVE présente jusqu'au 19 mars l'installation «Memory of body» (Mémoire du corps), de Fariba Samsami, une artiste iranienne d'origine et montréalaise d'adoption.


FARIBA SAMSAMI

Avec une grande sobriété, «Memory of body» traite de questions concernant le statut et la situation de la femme, en réponse aux événements politiques et aux réalités sociales en Iran. L'artiste s'intéresse à toutes les oppressions qui tyrannisent les femmes et les abaissent par un usage cruel et injuste du pouvoir.

Ainsi, ses matériaux de prédilection sont en relation directe avec le corps, la peau, les cheveux et l'odeur corporelle des femmes, considérés comme des tabous intouchables. Dans son installation, l'artiste utilise aussi le voile, le tchador ainsi que d'autres vêtements portés par les femmes (comme une robe de chambre, couverte de cheveux) et qui gardent la mémoire de leur corps, de leurs odeurs, de leurs parfums.

Une robe de chambre couverte de cheveux.

Fariba Samsami questionne les forces contraignantes du tabou, qui par son arrogance et son autoritarisme, pèse lourdement sur la pensée, l'esprit, les sens et la raison des femmes, dans une société dominée par le mâle.

Son travail se veut donc une critique des interdictions sociales de même que des restrictions résultat de conventions et de traditions qui encouragent les femmes à demeurer passives, sans voix et soumises.

«J'aime que les gens s'interrogent sur le sujet. Je ne veux pas leur donner des réponses toutes faites ou imposer mes vues. Qu'ils fassent plutôt leur propre interprétation à partir de leurs expériences personnelles», dit-elle.

Fariba Samsami est née à Téhéran, en Iran. Elle est arrivée au Canada vers 1984 alors que son mari poursuivait des études universitaires à Concordia, à Montréal. Avec un fils de 10 mois et la situation iranienne, le couple a choisi de demeurer au pays.

En 2003, elle recevait une bourse de soutien à la création du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle a présenté de nombreuses expositions individuelles et a participé à plusieurs collectifs au Canada et en Iran. Son installation actuelle est en forte demande. Victoriaville constitue son quatrième arrêt après Saint-Jean sur Richelieu, Chicoutimi et Montréal. En 2004, elle est présentée à Hamilton, Sorel-Tracy, Montréal et Kingston, en Ontario. Des portes internationales s'ouvrent pour elle, à Paris, New-York et Sydney.

«Il importe de rejoindre le plus de monde possible», rappelle-t-elle.